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| | Voyage au Niger,
récit au jour le jour
Le voyage a eu lieu du
4 Février au 11 Février 2001.
Voir la carte du
Niger et du circuit.
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Di
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4
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Jour
du départ, très tôt le matin. Nous partons avec Air Algérie
pour Tamanrasset, puis pour Agadez. Le vol était prévu direct pour
Agadez, mais 15 jours avant le départ, la compagnie aérienne prévue
avait annulé son vol, pour une sombre histoire de piste endommagée... Le
Point-Afrique trouva une parade en utilisant son vol direct pour
Tamanrasset, puis en affrétant un vol spécial Tam-Agadez. Cela mit un
peu de piquant dans l'aventure, d'autant plus que c'était le vol
inaugural de la ligne par Air Algérie, et que du champagne nous fût
servi à bord!
Dés
l'arrivée, départ en 4x4 pour le plateau des
bagzanes. Il n'y a que 120 km de distance, mais il nous faudra 2
demi-journées pour y parvenir. La piste traverse de nombreux villages
typiques. Bivouac dans le creux d'un Oued. Nuit étoilée... |
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Lu |
5 |
De nouveau, piste
dans un désert de rocs, avec traversée de petits oueds et de
plateaux caillouteux. La piste n'est vraiment pas bonne, on roule à 20
km/h. Rencontre avec les chameliers vers midi. Pique-nique, puis départ
en caravane.
Nous suivons un
Oued ensablé en direction du plateau des Bagzanes... Tout au long
se trouvent des jardins cultivés avec des hommes travaillant la terre ou
puisant l'eau dans les puits. Ce sont des scènes qui nous accompagneront
tout au long de cette randonnée.
Bivouac tout au
fond de l'oued, dans de petites gorges de couleur ocre. Chacun cherche un
creux dans le sable, les frileux montent la tente, mais il ne fait pas
trop froid! Cette nuit, la lune va se donner en spectacle et nous
éclairer comme en plein jour. |
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Ma

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6 |
Ce
matin, nous commençons l'ascension du plateau, situé à 1500m
environ, par la faille de Zabou. Belle montée par un sentier caillouteux,
avec une vue magnifique sur le désert derrière nous. Pique-nique auprès
d'immenses blocs granitiques. Le soir bivouac près d'un village, au pied
du sommet principal de ce plateau.
Nous sommes l'attraction
des enfants du village lorsque nous déballons notre matériel. Ils
nous observent de loin sans oser approcher... Ce soir, presque tout le
monde dormira sous la tente, car à cette altitude, et à cette époque,
la température approche de zéro pendant la nuit. Au matin, nous
trouverons d'ailleurs de la glace dans une soucoupe d'eau.
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Me |
7 |
Avant le
départ, séance de shopping auprès des femmes du
village. Elles sont là au bon moment, pendant que le matériel est
chargé sur les chameaux... L'habitude sans doute! Ceci-dit, elles font
des affaires, car les petites haches polies et les pointes de flèches
font fureur!
Départ ensuite
pour l'ascension du volcan Idoukal N'Tares,
un des sommet de l'Aïr. La vue du sommet de ce cône à moitié éboulé
est fabuleuse. De là, on à une vue à 360° sur le plateau et le désert
qui l'entoure. Cela donne l'impression d'être sur une île au milieu du sable
du Ténéré.
L'après-midi,
continuation vers le nord du plateau, et passage dans d'autres villages
touaregs. Toujours partout, de petits jardins cultivés et des puits. Les
chameaux sont utilisés pour remonter l'eau, et font inlassablement l'aller-retour. Bivouac sous la lune (et sous la tente!). |
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Je

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8 |
Exploration
du fond du plateau, avec des gueltas et de petites falaises en
forme d'orgues basaltiques. Retour vers le village principal et visite
de l'école. C'est la seule du plateau, et les élèves viennent de
loin pour étudier. Certains y sont internes et vivent ensemble dans une
petite hutte. Nous sommes accueillis avec intérêt
par les élèves et les professeurs. Il n'y a que deux classes, les grands
et les petits, avec peu de matériel. Au tableau, les règles du bon
nigérien, écrites en français: payer ses impôts, aimer son pays,
etc...
Dans une
des 2 classes, une fille... Ce n'est pas courant. En effet, l'école
n'est pas obligatoire au Niger. Les familles y envoient certains de leurs
garçons, mais les filles restent en général à la maison... c'est la
tradition qui perdure!!!
Dernier bivouac
sur le plateau, au pied d'immenses boules de granit empilées. On peut
explorer les grottes formées par ses empilages de blocs. Beau coucher de
soleil, et nuit un peu plus chaude que d'habitude.

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Ve |
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Descente
des Bagzanes par la gigantesque faille d'Ighalabélabène. C'est le
paysage le plus impressionnant que l'on ait vu. Cette faille fait plus de
500m de dénivelé et aboutit directement dans les sables du Ténéré. A
mi-chemin, une source rempli un petit lac, met un peu de verdure dans ce décor
aride, puis disparaît en souterrain. Pique-nique à mi chemin, parmi les
blocs éboulés.
En bas, les 4x4
nous attendent pour un retour vers Agadez. Nous bivouaquerons en route,
comme au départ. Sans tente, cette fois-ci, pour la dernière fois... |
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Sa |
10 |
Arrivée
à Agadez à la mi-journée, après quelques kilomètres de piste
pénible. Logement à l'auberge, traditionnelle en pisé ocre.
L'après-midi
visite de la ville. Il n'est pas facile de se débarrasser des
"guides" spontanés, mais on y arrive. Pas un immeuble à
Agadez, seulement des petites maison en terre, avec terrasse. On se perd
dans les ruelles de la vieille ville, mais
ça fait partie du plaisir. Visite de la maison du boulanger, décorés de
fresques naïves.
Ballade dans le grand
marché, et ses centaines de boutiques. Quelques beaux tissus,
et surtout de beaux bijoux en argent. Un vieux nigérien m'emmène dans un
atelier d'orfèvre. Dur marchandage pour une croix et quelques babioles en
argent, mais c'est un plaisir...
Dîner dans le
meilleur restaurant d'Agadez, une vieille maison traditionnelle avec des
serveurs endimanchés... Nuit dans un vrai lit..., ça faisait
longtemps. |
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Di

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11 |
Dernière
ballade dans la vieille ville, découverte du marché au bestiaux.
Puis départ pour l'aéroport ou nous attendrons plus de 2 heures l'avion
du retour. L'ambiance est détendue, tous les marchands du village sont
là pour nous vendre des poignards, tissus et pointes de flèches... On se
laisse tenter!
Puis l'avion
arrive, et il faut partir, laisser la chaleur, le soleil et ces gens
chaleureux, pour retrouver la France et sa grisaille
de Février. J'attend avec impatience l'année prochaine, pour une
nouvelle incursion dans le désert. Une fois qu'on y a goûté, on ne peut
plus s'en passer.... |
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