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| | Voyage en Algérie,
récit au jour le jour
Carte
et itinéraire
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Le voyage
a eu lieu du
24 Février au 10 Mars 2002.
Au retour du voyage, voici le récit de
cette expédition. Ce fut vraiment une aventure, avec pas mal
d'évènements et de situations imprévues |
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Di
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24
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Vol
direct Paris - Djanet, organisé par Point Afrique (départ prévu
vers 9h00). En fait l'avion de Khalifa Airways, en provenance d'Alger (!!)
arrivera et repartira avec une heure de retard. Après un superbe vol, et
de belles vues sur l'Algérie, nous sommes accueillis à l'aéroport
de Djanet par notre équipe Touareg (guide et chauffeurs). Le groupe fera
10 touristes + 3 chauffeurs, 1 cuisinier et 1 guide. Départ direct en 4X4
plein sud pour un lieu nommé In Djerren. Le temps est magnifique, d'un
bleu profond. Premières belles vues sur le plateau du Tassili N'ajjer que
nous contournons par le sud. Sur notre route, paysage de plateaux
effondrés et d'étendues plates sableuses. Bivouac entre de gros blocs de
pierres, beau coucher de soleil.
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Lu |
25 |
Nuit agréable
en plein air, et départ toujours plus au sud. Les bancs de
sable doré des hautes dunes attenantes à la falaise forment le décor et
l'entrée d'In Djerren. Après une matinée
de 4x4, nous pique-niquons près d'une grotte avec les premières
peintures rupestres.
Le trek commence l'après midi le long du canyon jusqu'au site labyrinthique de
Mulgana. Nous marchons au fond de larges canyons avec des dunes de
sable ocres montant par endroits à l'assaut des falaises. Quelques
peintures. Bivouac dans un petit cirque de rochers
sur le sable d'une dune. La lune est présente toute la nuit telle un
grand lampadaire. |
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Ma

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26 |
Progression
cette fois-ci vers le nord. Nous marchons toujours dans un
inextricable parcours de canyons aux falaises ciselés, avec des bancs de
sable échoués. Rencontre incongrue d'un groupe de motards dont le seul
de plaisir est de monter le plus vite possible sur les dunes jusqu'à
essoufflement de la machine... Résultat, les dunes sont sillonnées de
traces de roues ! On se croirait parfois sur les dunes du Touquet.
Le
soir, arrivée au pied d'un erg de dunes imposant. Notre bivouac se fait
au pied d'un pic rocheux impressionnant, et à l'abris d'énormes blocs. Un
des plus beaux campements. Le soir, sous la pleine lune, ballade
sur la dune. Le sable apparaît blanc et ressemble à une mer infinie...
spectacle hallucinant.
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| Me |
27 |
Ce
matin, montée progressive au sommet de la plus
haute dune. Facile sauf vers le sommet ou la pente se fait plus
raide, et le sable plus glissant sous les pieds... Mais quel paysage au
sommet. Vers l'est le plateau Libyen de l'Akakous. Au nord le plateau du
Tassili N'ajjer. Vers le sud, le plateau effondré de la Tadrart, avec ses
canyons et dunes mélangées, et au loin, l'immensité du Ténéré. A nos
pied, une étendue salée, asséchée, blanche, contrastant avec l'ocre
des dunes.
Descente
rapide, et retour dans les canyons pour un trajet toujours diversifié,
entre sable et rocher. Bivouac près d'un énorme
rocher, entre des touffes d'herbes folles, sous la lune. |
| Je |
28 |
Journée
de ballade dans ces paysages désolés. Le temps est toujours aussi
magnifique, bleu et chaud au soleil, frais à l'ombre.
Arrivée
tôt au bivouac au site de Tin Merzouga. En
face de nous se trouve la plus haute dune de la région, dont nous allons
faire l'ascension pour le coucher du soleil. Montée dure, surtout vers la
fin comme d'habitude (180m de dénivelé dans le sable...), mais tout le
groupe y arrivera... De la crête, vue encore plus
sublime que la veille, surtout au coucher de soleil. Les cordons de
dunes nimbés de rouge s'étendent à l'infini, vers les plateaux libyens.
A nos pied des bandes rocheuses alternent avec les bancs de sable rouges..
Nous resterons jusqu'à disparition totale du soleil (et même apparition
de la lune pour certains. Descente folle et rapide... pour un bon thé au
bivouac, et une nuit fraiche. |
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Ve
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1 |
Fin
de rando dans des paysages moins tourmentés. Au sol plus de
verdure (touffes d'herbes jaunies) et des traces de chameaux, mais nous
n'en verrons aucun. Après 5 jours dans ces paysages, nous nous apercevons
que finalement nous n'avons rencontré personne... c'est vraiment le
désert !
L'après-midi reprise des 4x4 et piste vers l'ouest et le nord. Bivouac au
pied d'un reste de plateau écroulé, et d'une belle dune isolée. Coucher
de soleil depuis la dune, avec vue sur le plateau rocher noir et infini... |
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Sa

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2 |
Retour en 4x4
sur Djanet, via le site de Teghaghart (la vache qui pleure). Au fur
et à mesure que l'on s'éloigne de la Tadrart, le paysage s'étend,
devient plus plat. Quelques records de vitesse sur ces plateaux, et vue
sur l'erg Admer à l'Ouest. Le temps devient plus blanchâtre, et la
gravure de la vache qui pleure se détache moins qu'il ne faudrait...
Installation à
l'auberge en plein centre ville. Douche et thé à l'unique café de
Djanet. Nous
apprenons que le programme de notre deuxième circuit sera inversé, en
raison de la présence de la moitié du groupe à Tamanrasset. Finalement
nous ferons un bref transfert en avion vers Tam et retour à Djanet en 4x4
.... Les protestations n'y font évidemment rien, et il vaut mieux prendre
cela du bon coté. La
suite..... sera une aventure à elle seule !!!! |
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Di
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3 |
Petit-déjeuner.
Brève ballade dans la palmeraie à la
découverte des jardins et des habitants. Arbres en fleurs et champs bien
cultivés. Vers
11h, départ à l'aéroport pour le vol
Djanet-Tam-Paris. Avec nous les membres du premier groupe qui repartent
sur Paris. Les évènements leur permettront de rester un peu plus
longtemps en Algérie. Récit
court de nos aventures: L'avion
arrive avec 2h30 de retard. A l'atterrissage,
le pilote fait une petite erreur et détériore un pneu. Changement
de roue sur l'aéroport (2h). Tout l'avion est répandu sur le
parking et autour des bâtiments (environ 180 pers). Embarquement et
roulage sur la piste, mise de gaz, puis freinage
brutal... Informations successives d'un essai de frein, de
débarquement d'urgence, d'attente des autobus. Bref, une heure après retour
en bus à l'aérogare. Il est maintenant 20h et il sera impossible
de re-décoller ce soir, l'aéroport n'étant pas équipé !!! Djanet
n'ayant pas assez d'hôtels, nous allons bivouaquer
dans l'aérogare et autour, des matelas nous serons amenés... Vision
surréaliste de dizaines de matelas échoués dans les salles
d'embarquement, de touristes en sacs de couchage sur le sable à coté de
la piste, avec l'avion en plan de mire. L'ambiance reste bonne, mais quand
repartirons nous ? 
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Lu
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4 |
Le
lendemain, après une nuit assez correcte (somme tout, ce
n'était qu'une
nuit de plus en bivouac...), chasse à la nourriture. La compagnie Khalifa
a amené en pleine nuit des cartons de boites de thon, de biscuits et de
pains dont les restes jonchent l'aérogare. Ca devient comique. Nous
attendons un nouvel avion parti ce matin d'Alger. Il arrivent enfin vers
12h, nous embarquerons, attendons encore une heure pour les bagages (mais
que font-ils ???) et nous partons. Ouf. A
Tam, évidemment, le groupe précédent est parti. Il faut discuter avec
le responsable et les chauffeurs de notre futur itinéraire. Allons-nous
rattraper le retard, quel trajet peut-on écourter ? Finalement, nous
tombons d'accord sur une escale pour la nuit au refuge de l'Assekrem
(non prévue, mais seul endroit ou nous pourrons manger et dormir, puisque
le reste du groupe a toute la nourriture...). Re-ouf ! Longue
route jusqu'au refuge, ou nous arrivons trop tard pour le coucher du
soleil, mais c'est tout de même beau... Nous montons tout de même sur le
plateau (2 728 m). Paysage fantasmagorique des pitons dans le noir ! Nuit
et soirée agréable au coin du feu. Demain, lever à 6h pour le lever du
soleil. |
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Ma

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5 |
Montée
tôt au refuge. Il fait gris, mais le soleil levant pointe entre
les nuages et nous fait de belles images étranges. C'est un lieu envoûtant;
on domine le désert, et ce paysage de pics et rochers. A l'Ermitage,
petite messe par les deux pères chrétiens. Impression de bout du
monde...
Départ sur une
très mauvaise piste pour le village Touareg d'Hirafoks,
ou nous retrouvons le reste du groupe, en attente depuis le matin. Et,
tous les 4x4 ensemble, nous partons pour Ideles. Bref arrêt mécanique
dans ce village perdu sur un plateau (belles photos de quelques habitants,
et ballade dans les jardins potagers) et nous continuons vers les salines de
l'Amadhor'as. Passage au fond d'un lac asséché où le sel affleure. Cette
après-midi fut longue et assez monotone, la piste remontant vers le nord
sur un plateau aride. Bivouac au pied des contreforts
de la chaîne du Tefedest, à l'abri du vent de sable menaçant.
L'arrivée tardive nous empêche d'avoir une soirée agréable autour d'un
feu... de plus le groupe ne semble pas très motivé par ce genre de
festivité... On verra les jours prochains !
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Me |
6 |
Nous
continuons sur ce plateau aride et sec. Le
vent de sable nous rejoint et obscurcit tout. Étrange vision de ces
tourbillons gris ou jaunes. Heureusement, ce n'est pas en continu, et nous
avons de belles échappées sur un paysage de dunes jaunes et de rochers
noirs. Pique-nique au pied de l'erg tihdaine,
d'ou la vue doit être somptueuse avec moins de nuages ! L'après
midi est plus belle, avec de larges oueds ensablées, des pyramides de
cailloux. Le tout sous un vent de sable plus ou moins continu... Nous
perdons même deux 4x4 égarés sur une dune. Vite retrouvés grâce à la
vue perçante de notre chef d'expédition. Très
dure montée sur le plateau du Fadnoun. Le paysage change
totalement et devient un chaos de rochers sculptés par le vent. Bivouac
très agréable dans un petit cirque de rochers, dans un abri sous roches,
à l'abri de la pluie qui nous surprend un peu... Le paysage ressemble à
celui de la Tadrart, en moins rouge. |
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Je |
7 |
Visite
de Tasset, site connu pour ses
peintures rupestres, à proximité de notre bivouac. Il fait très
beau ce matin, mais cela ne va pas durer ! Nous continuons sur le plateau
jusqu'au site de Dider célèbre par ses
gravures rupestres. Effectivement, ce grand rocher horizontal, sur lequel
nous devons marcher pieds nus, regroupe des gravures émouvantes, comme
ces autruches emmêlées, ou ces gazelles dormantes... Nous
rejoignons la grande route goudronnée Ouargla -
Djanet, et après un pique-nique dans un site assez lugubre (roches
et poussière), nous descendons rapidement du plateau. L'après
midi, route pour le site d'Essendilène ou
nous arrivons assez tôt pour remonter à pied le canyon et voir la guelta.
Encore un canyon fantastique, profond et sauvage, envahi par le lauriers
roses... Dommage, le vent de sable nous a encore rattrapé et obscurcit
tout. Bivouac
sous une énorme falaise en surplomb, et pour une fois un peu
d'animation autour du feu, avec champs et musique par une partie du
groupe. |
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Ve
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8 |
Demi
journée de ballade en 4x4 dans les environs d'Essendilène. Paysage
de canyons et de dunes comme dans la Tadrart, avec un sable jaune.
Belle échappées avec un peu de soleil.
Pique-nique
au pied des premières dunes de l'erg Admer,
plus très loin de Djanet. Cet erg est un des plus grand de cette région
et semble partir à l'infini vers le sud..! Beau soleil pour une fois. L'après-midi
nous ramène à Djanet, ou nous nous retrouvons au café autour
d'un thé. Quelques préparatifs et recherches...? des chauffeurs et nous
repartons en fin de journée pour le plateau du Tassili n'ajjer. Bivouac
au pied des falaises, dans un petit oued ensablé, très agréable.
Demain, enfin un peu de marche pour monter sur le plateau... |
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Sa

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9 |
Aujourd'hui
donc, nous abandonnons les véhicules 4x4 pour entreprendre l'ascension du
plateau des N'Ajjers qui domine Djanet. Dure montée de 700m
environ, dans un éboulis qui nous permet d'avoir des vues magnifiques sur
l'erg Admer au loin. Le temps est encore au gris... on a pas trop chaud,
mais c'est moins beau ! Sur le plateau, immense, découpés par de petits
canyons, nous visitons le site site de Djabbaren
avec ses
5 000 peintures rupestres. Nous n'en verrons pas autant, mais ce seront
les plus belles de notre voyages. Superbes représentations de troupeaux,
et de fins guerriers de la préhistoire. Photos et
souvenirs inoubliables.
Re-descente du
plateau par la même faille. Temps toujours gris, tant pis, ce fut tout de
même une belle ballade.
Le retour à
Djanet sera moins gai, pour une nuit à l'auberge de jeunesse à 10km du
centre... Douche froide et lits défoncés...
Ah, qu'on est bien en bivouac..!
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Di |
10 |
Temps
libre à Djanet pour une dernière ballade dans la palmeraie. Évidemment,
le jour du départ le soleil est revenu.. Cela nous permet de prendre
quelques belles photos des jardins potagers, mais dommage tout de même
pour la ballade du plateau... Départ à
l'aéroport. Nous croisons les doigts pour que tout se passe bien cette
fois. L'avion n'aura que deux heures de retard cette fois. Le vol
pour Lyon (et oui, pas de charter direct pour Paris cette semaine...),
passe par Tam encore une fois. Le survol du désert fut magnifique, avec
une belle arrivée dans le Hoggar.
Re-décolage
pour Lyon au soleil couchant et arrivée à 22h00.
Évidemment, il n'y a plus de trains pour Paris à cette heure, et nous
passons la nuit à l'hôtel. |
| Lu |
11 |
Dernière
demi-journée non prévue qui nous permet de rentrer enfin à Paris
en TGV. (strapontins, car plus de places bien sur...)
Ce voyage fut
vraiment mouvementé question transport, mais tout de même magnifique
pour les paysages... Dommage que le soleil n'est pas été tout le
temps présent, et que les groupes n'aient pas été plus agréables... |
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