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Voyage en Algérie, présentation de l'agence Point-Afrique

                   

 

La vocation première de la coopérative Le Point-Afrique est de désenclaver des régions fragiles de cette Afrique saharienne et sahélienne en s'appuyant sur la mise en place d'une activité touristique.

Un tourisme le moins ostentatoire possible, avec une farouche volonté d'assurer un maximum de retombées économiques auprès des populations locales.

 

En Algérie, Point Afrique travaille avec l'ONAT (Office national du tourisme algérien). Il semble qu'en cette première année du retour des touristes en Algérie, cette office ait été un peu débordé... Malgré la présence permanente d'un correspondant de Point-Afrique, les guides et chauffeurs ont du mal à comprendre les envies des randonneurs, et à intégrer la protection de la nature.

Je pense que cela va s'améliorer, mais chaque touriste doit veiller et intervenir pour que les circuits se passent dans un respect de tous et de la nature. C'est aussi de notre responsabilité.

 

Quelques extraits de la brochure Point-Afrique:

Bref Historique des activités de la Coopérative:

1995-1996 Naissance de Point Afrique (clin d'œil au Point Mulhouse, une des premières compagnies charters dans les années 80), premier vol sur Gao "la Rebelle" avec la paix retrouvée entre les nomades Touaregs et la population sédentaire Songhaï, 350 participants...

1996-1997 Le nord Mali, voit arriver pour la deuxième année près de 1600 personne sur nos vols... On tente 3 vols sur la Mauritanie pour stopper l'exode du nord du pays, Chinguetti, Ouadane dépeuplées et envahies par le sable...192 personnes. Un accord de paix au Niger est signé... nous entamons des vols sur Agadez, la situation demeurant fragile nous sommes obligés d'arrêter nos rotations après 3 vols !

1997-1998 Insécurité au nord du Mali et du Niger... les vols doivent être suspendus, en revanche la Mauritanie connaît ses premiers succès. Des jeunes chômeurs mauritaniens de l'université de Nouakchott pensent à se réorienter vers le métier de guide accompagnateur.

1998-1999 La paix et la sécurité semblent revenir au Mali, on tente 10 vols, 1100 personnes arrivent à Gao, sans aucun soucis ! La situation s'arrange au Niger ou un Touareg fait son entrée au gouvernement en tant que ministre du tourisme, on organise 3 vols. Tout ce passe à merveille. En Mauritanie nous assurons 2 vols hebdomadaires ! 4200 personnes atterrissent à Atar, il faut penser à organiser les structures d'accueil locales comme les coopératives chamelières, les guides locaux, les auberges traditionnelles...

1999-2000 En Mauritanie, nous décidons avec le concours de la coopération française, d'organiser la formation de guides mauritanien. Nous nous sommes engagés dans la mise en place de vols spéciaux de Paris à Saint-Louis (Sénégal), pour les voyageurs on arrive par Atar et on repart par Saint-louis ou vice-versa, l'Adrar est ainsi la première région bénéficiaire. A Gao nous programmons 18 vols, à Agadez 15 vols sont prévus. Une nouveauté la Libye grâce à la fin de l'embargo : 20 vols sur Sebha.

2000-2001 Une première, le sud Algérien et ses paysages extraordinaires, le pari est osé en prenant en compte l'actualité de ce pays...1600 personnes on pu découvrir le massif du Hoggar. 27 vols sur la Libye étaient prévus, ils ont du être ajournés faute d'obtenir les autorisations d'atterrir sur le sol libyen, un échec. Saison difficile au Niger, au milieu de la saison la compagnie auprès de laquelle nous avions affrété à décidé de suspendre tout les vols programmés... sans préavis. Nous avons pu poursuivre nos rotation grâce à la compagnie Air Algérie, et tenir nos engagements vis à vis de l'attente des population du nord Niger. Avec 2 rotations semaines, la Mauritanie à vu sur son sol la saison dernière arriver 7500 personnes. En collaboration avec la SOMASERT, notre partenaire mauritanien (filiale de la SNIM, société minière qui exploite la mine à ciel ouvert de Zérouate, et de la ligne de chemin de fer), nous oeuvrons pour le développement d'un tourisme qui profite aux populations locales.

Pourquoi une coopérative:

Les destinations que nous desservons concernent des zones où le niveau de vie des populations est en queue de peloton des pays "en voie de développement"

Le tourisme peut, selon les formules appliquées, générer le "meilleur" ou "le pire"

Une agence de voyages "conventionnelle" tournée vers la seule recherche du profit ne peut créer de véritable développement chez les populations locales

Point-Afrique, en optant pour l'économie sociale (un homme - une voix), a basé ses statuts sur deux postulats significatifs qui engagent son action :

bulletLes Retombées économiques de notre tourisme doivent permettre aux populations locales de prendre part à cette activité en utilisant le  plus possible  leurs propres moyens et en les rémunérant au juste prix, en créant l'émulation et en veillant à l'émergence de leur professionnalisme cela implique que les moyens utilisés sont les moins ostentatoires possibles, que des  investissements soient réalisés localement en matière de formation, de logistique, etc.
bulletLes bénéfices générés (hors réserves de sécurité pour l'agence de voyage) doivent être ré-investis en intégralité sur les régions de destinations pour soutenir ou créer des activités économiques génératrices d'emplois et de plus-value et qui répondent à des besoins réels formulés par les populations locales.

 

Choix des destinations: 

 

Notre action se situe le long d'une importante ligne de fracture entre des populations nomades berbéro-arabes et une population sédentaire négro-africaine. La situation actuelle de ces peuples est très fragile et complexe. Les richesses d'autrefois, les grandes caravanes transsahariennes, les rezzous, l'esclavage ont aujourd'hui disparu. De plus, ces dernières décennies, de terribles sécheresses ont totalement déstructuré leur vie économique et sociale. De graves problèmes interraciaux génèrent des situations conflictuelles, aggravées par un exode de populations à la recherche d'un mieux vivre.

Le tourisme peut-il avoir une réponse à ces maux ?? Ces mêmes zones possèdent des paysages envoûtants, pour nous occidentaux. De plus, ces mêmes populations ont su conserver un art de vivre et un sens de l'hospitalité. Le tourisme y apporte bien des dérives, nous en sommes conscients et nous tentons de minimiser ses effets dévastateurs en faisant savoir notre raison d'agir et en agissant sur le terrain:

Formation des guides - participation à la création de jardins expérimentaux et à la formation à l'agrobiologie - manifestations culturelles en soutien à la sauvegarde du patrimoine local...

 

Politique des prix: 

 

Notre ancienne culture du Point-Mulhouse nous pousse à pratiquer des prix les plus justes pour que le tourisme saharien ne soit pas réservé à la seule élite aisée. Nous vivons là une contradiction bien difficile à gérer: d'un coté nous espérons générer des bénéfices pour amplifier notre action, de l'autre nous cherchons à réduire les marges pour les budgets modestes...

Nous avons aussi l'obligation de trouver des centaines de passagers pour assurer un remplissage correct de nos vols spéciaux.

 

"CLIENTS"...S’abstenir !

SI... Vous souhaitez consommer de l’exotisme dans des conditions de confort maximum.
SI... Le moindre contretemps est vécu comme un dysfonctionnement.. Alors que le voyage s’enrichit
des retards et des inattendus.
SI... Vous n’êtes pas de ces voyageurs qui désirent être “Avec” et “Parmi “ les populations rencontrées.

 

ALORS..., “Point-Afrique “ ne vous concerne pas et nous vous conseillons vivement d’éviter de faire appel à ses services